Chef d’oeuvre de l’architecture Dong, magnifique pont ancien édifié en bois sur des piliers en pierre, que celui de Chengyang, situé tout au nord du Guangxi à 20 km au dessus du comté de Sanjiang (On peut même dire qu’il est localisé pile sur la frontière avec le Hunan, province voisine).
Jalonné de petites pagodes à égales distances les unes des autres et conçus à l’origine pour célébrer l’esprit de la rivière, les Dong (principale communauté ethnique) qui vivent dans les villages tout autour de part et d’autres de la rivière, aiment s’y réunir à l’intérieur pour se reposer, converser, le tout à l’abri du vent et de la pluie, d’où le surnom du pont.
Ce pont, à l’instar de la Cité Interdite et de ses Dougong, soutenant les structures de ses palais, est aussi une nouvelle preuve de l’incroyable ingénierie chinoise puisqu’il ne nécessite aucune visse ou clous, encore moins de barres métalliques inutiles. La grande solidité de l’édifice est le résultat d’un puzzle complexe, d’assemblages astucieux et d’un jeu de gravités entre les matériaux. Ce qui n’a pas empêcher, jadis, hélas, la destruction partielle du pont causée par deux inondations (Une en 1936 et l’autre en 1984), mais à chaque fois les Dong l’ont reconstruit à l’identique en respectant toujours scrupuleusement le même processus d’assemblage.